Devenir adulte

A l'aube de mes 25 ans, je faisais le bilan de mes quelques années sur terre.
Qu'en avais-je tiré ? Quelles erreurs allais-je éviter à l'avenir ? D’ailleurs, cet avenir, comment est-ce que je le voyais ? 


Oula, la dernière question est corsée. Et oui, je fait partie de cette génération qui devant cette ribambelles de choix que lui offrent les fameuses études Bac +5, ne sait strictement pas ce qu'elle va faire comme métier "plus tard".

Quand j'étais petite, je voulais être archéologue. Sauf que j'ai légèrement été découragée quand on m'a annoncé le nombre d'années d'études que ça demanderait aha
Du coup, j'ai suivi la masse en faisant le "mouton" comme on dit : j'ai fait une prépa et une école de commerce (mais pas que ! je vous en parlerai peut-être à l'occasion ;) 
Le métier de rêve que je voulais faire à 8 ans n'a finalement strictement rien à voir avec celui que je ferai bientôt. Comme beaucoup d'entre nous me direz-vous  sans doute ! Et bien figurez-vous que non, certains parviennent à trouver un chemin à peu près similaire à ce rêve, ou du moins, ils parviennent à trouver un chemin tout court.
Moi, quand on me demande ce que je compte faire comme métier, je n'en ai pas la moindre idée.
Enfin, si, je sais bel et bien ce que j'aimerais faire, mais entre le vouloir et le faire, c'est l'histoire de ma vie.

Je fait partie de cette génération Y un peu paumée, qui cherche à fuir le train-train quotidien mais qui reste dépendante du besoin d'argent (et oui, les pépettes, ça vient pas encore tout seul hélas).

Dans la société actuelle, on nous offre la possibilité exceptionnelle de faire des études, tellement d'études qu'on en perd son sens premier : nous former à un métier qui nous ressemble. Pourquoi est-ce qu'on fait autant d'études, si, à la fin, nous ne sommes même pas capable de faire ce pourquoi nous sommes venus au monde ?
J'avoue que cela me laisse perplexe.

Bon, revenons-en mon âge. A 25 ans, qu'est-ce que vous vous imaginiez avoir fait ?
Pour ma part, je m'étais dit que ce serait l'âge où j'aimerais être maman. Parce que j'adore les gosses, que j'ai grandi avec des bébés autour de moi, et que j'ai dû jouer à la barbie trop longtemps.
Loupé, avec mes études qui se sont prolongées, vous pensez bien que j'ai laissé ce projet de côté.
Faire le tour du monde ? J'avoue que je me voyais faire un paquet de destinations, juste avec un baluchon, et en avant gui-gan. Travailler dans des petites ONG, nourrir les tortues, nager avec les raies, élever des chèvres au fin fond du Perou.
Bref, je rêvais de chausser mes baskets et partir à la découverte du monde.


Et puis, rien ne s'est déroulé comme prévu. Oui il y a eu des bons moments, bien sûr, des rencontres inattendues, de l'apprentissage, beaucoup d'apprentissage. Mais il y a eu aussi de longs moments d'égarement, où je me suis laissée bercer d'illusion par des personnes mal intentionnées, ou en tous cas des personnes pour qui je ne représentais qu'un passage, quand pour moi elles représentaient mon avenir.
Aujourd'hui me voilà donc confrontée à tous ces doutes, cette envie de réussir dans ce que j'aime, et ce sentiment constant que je n'arrive à rien. 
Puis enfin, il y a lui. Cette personne tombée de nul part qui est ma moitié depuis maintenant deux ans et demi. Et quand je pense à cette chance que j'ai de l'avoir enfin trouvé, j'oublie tout. Les échecs, les ruptures, les maladresses, les illusions, les déceptions...
Parce que ce que je voulais avant tout pour mes 25 ans, c'est avoir trouvé cette personne qui m'aimerait pour tout ce que je suis, qui me prendrait avec toute mon histoire et les casseroles que je traîne.


Si vous êtes comme moi, et que vous vous êtes vous aussi perdu au milieu de cette foule de gens qui avancent plus vite que vous dans la course de la vie, sachez déjà que chacun de nous est destiné à accomplir quelque chose de différent et d'unique. Et que l'important n'est pas de courir vite (pour aller où déjà ?), mais de prendre le temps de regarder derrière soi pour admirer tout ce qu'on a parcouru, et combien on a évolué. 
C'est d'ailleurs sûrement ça qu'on appelle "devenir adulte" .

Et toi, comment as-tu trouvé ta voie ? 
quand est-ce que tu t'es dit : "ça y est je me sens adulte" ?




4 commentaires

  1. Je suis seulement en train de doucement trouver ma voie alors que j'ai 32 ans. Je ne me sens toujours pas complètement adulte, je suis toujours une grande rêveuse. La vie, si on n'y fait pas gaffe, elle nous amène en effet vers des chemins que nous n'avons pas vraiment souhaité. Moi aussi je me sens perdue au milieu de cette foule, le plus important est de se retrouver et ça arrive à tout âge ;-)
    Merci pour ton article :-)

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  2. C'est tout à fait ça ! On se perd mais pour mieux se retrouver ;) . Le tout est de vivre pleinement sa vie et d'accepter les choix qu'on fait, c'est pas toujours facile ahah

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  3. Comme ton article fait du bien ...
    A 26 ans, je me cherche encore au niveau professionnel. Je pensais avoir trouvé et j'ai changé ... pour retourner en arrière.
    Un vrai casse-tête, certains de mes proches ne comprennent plus très bien. Mais comme tu dis, nous sommes tous fait pour quelque chose.
    Et peu importe le temps que cela va mettre.
    En tout cas, je me suis beaucoup reconnue dans ton article.

    Bisous,
    Lavieenplusjolie

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  4. J'aime bien le "et toi comment tu as trouvé ta voie ?" Ptdr personne ne l'a la voie. On est tous perdus par rapport aux études. On change d'orientation, on en a mare que ça seternises on est pressé d'avoir un salaire et on se dit que finalement être magistrat c'est nul et qu'elever des chèvres c'est trop top. Merci pour cet arrarti ça fait du bien de voir qu'il y a d'autres personnes dans le même cas

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C'est avec plaisir que je lirai ton mot doux :)